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Du BIM au CIM : quels enjeux ?

Ces dernières années, le BIM (Building Information Modeling) a pris une place conséquente comme action d’innovation dans l’immobilier pour tous les acteurs de l’écosystème. Tout d’abord en tant que méthode de travail disruptive sur les projets immobiliers, puis progressivement comme un moyen d’initier une data room virtuelle d’un actif et le suivre sur toute sa durée de vie en fonction des interventions sur l’immeuble. Ce formidable outil de data visualisation apparaît alors comme un véritable modèle agglomérant de l’information liée à la maquette numérique sur chaque bâtiment. Cette information pouvant servir à offrir du service aux utilisateurs et à faciliter l’exploitation et la connaissance du bâtiment pour les propriétaires.

Mais au delà de l’échelle du BIM sur un bâtiment, il y a celle du quartier en BIM pour atteindre ensuite celle d’une ville en BIM. À présent, le BIM s’est effectivement étendu à la ville voire à un territoire : on parle de CIM (City Information Modeling). 

À l’instar de l’utilisation de la modélisation des données du bâtiment, on va ici modéliser les données de la ville sans se limiter aux informations utiles aux propriétaires et aux locataires d’immeubles mais à tout usager urbain. Les informations de la ville deviennent visualisables sur le modèle numérique BIM.

Il est ainsi possible de faire des scénarios et toutes les simulations voulues à travers des maquettes numériques BIM de villes ou de morceaux de ville. Cela permet notamment d’anticiper les risques, les événements naturels et climatiques, les sujets de mobilité urbaine, la gestion des ressources, la gestion de l’énergie, la logistique en ville ou encore l’impact carbone. À titre d’exemple, l’Institut d’aménagement et d’urbanisme d’Île-de-France (IAU IDF) a recours au CIM pour simuler les risques liés aux crues centenaires. Les résultats de ces simulations permettent entre autres de faire évoluer le plan local d’urbanisme (PLU) des communes concernées et d’identifier précisément les bâtiments risquant d’être les plus sinistrés. Les zones inondables peuvent ainsi être mieux repérées dans les PLU, immeuble par immeuble, et la vulnérabilité plus contrôlée.

Des croisements de données entre le Système d’informations géographiques (SIG) et les simulations faites sur les maquettes numériques des villes conduisent à anticiper l’ensemble des risques bien plus finement qu’auparavant. Nous passons d’une analyse à l’échelle de zones ou de quartiers à une analyse plus fine à l’échelle de bâtiments ou de terrains dans ces secteurs. Certains assureurs utilisent par exemple cette méthode pour mieux répartir les zones à risques sur le territoire et prévoir les indemnisations par immeubles des potentiels sinistrés.

Mais le CIM peut aussi être le support de données des nouveaux usages en ville. Par exemple, le CIM peut constituer une aide dans la course à l’agriculture urbaine afin d’identifier les zones les plus favorables à la plantation en croisant les données climatiques précises et les orientations des immeubles. Il est aussi possible de repérer en temps réel sur le modèle numérique les pousses à terme pour solliciter leur récolte.

Le CIM est aussi un moyen de réaliser des simulations sur les smart grids afin d’anticiper les consommations énergétiques et mieux les repartir et les contrôler.

C’est ainsi que les plates-formes urbaines de gestion de la ville peuvent être liées et connectées aux avatars numériques BIM afin de faire de la data visualisation sur le modèle BIM. Les API permettent aussi d’en développer des applications toutes implémentées sur la même base de données pour en augmenter la fiabilité.

Ces nouvelles méthodes permettent de faire évoluer la gouvernance de nos villes : on parle ainsi de BIM urbain. Par le biais du CIM, une véritable stratégie territoriale de gestion des données numériques d’une ville peut être déployée.

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Ajaccio : Agora, le nouveau centre d’affaires d’Aspretto

Développé à l’initiative du groupe Perrino, le nouveau centre d’Affaires “Agora” ouvrira bientôt ses portes à Ajaccio. Situé à l’entrée de la ville, dans le quartier d’Aspretto, ce centre d’affaires totalement innovant a été pensé pour favoriser la vie des entreprises en facilitant le quotidien des entrepreneurs et de leurs salariés et répondre aux besoins de l’entrepreneuriat local. Bien plus qu’un bureau, Agora est un véritable lieu de vie où out a été pensé pour favoriser les rencontres professionnelles, faciliter le quotidien des salariés et travailler en toute sérénité.

Agora ce sera quoi ?
La réponse d’Antony Perrino est on ne peut plus claire.
“Agora proposera aux entrepreneurs, chefs d’entreprise et salariés, une nouvelle expérience de vie sans nécessité de transport où qualité de vie rime avec épanouissement personnel et professionnel.

Offrant un large choix de solutions en terme d’immobilier d’entreprise, flexibles, souples et évolutives, le centre d’affaires sera en mesure de répondre  aux besoins spécifiques, temporaires ou permanents de chacun à toutes les étapes de la vie de l’entreprise.

Doté également de plusieurs « lieux de vie » organisés autour d’une esplanade tenant lieu de « place de village », Agora offrira en sus de nombreux éléments de confort « hors travail » sur le lieu même de leur travail.”

Et pourquoi ce concept ? 
La réponse est aussi dans la présentation du projet.
“Parce que leur lieu de travail représente pour les entrepreneurs et les salariés une grande partie de leur existence, il est important qu’il soit aussi un lieu où il aiment passer du temps. Pour cela, le lieu de travail se doit d’être non seulement un espace productif, mais également libératoire et attractif.
Pour autant, cet épanouissement professionnel ne peut se concevoir si, sur un plan personnel et familial, il est synonyme de renoncement.”
“Ainsi, les critères de la vie quotidienne (restaurants, commerces, etc.), les enfants (crèches, etc.) et le bien-être (environnement de travail, espaces verts, etc.) doivent être pris en compte.”

Autres arguments développés par les concepteurs de Agora ?
“En mettant à la disposition de ses utilisateurs des espaces de travail stimulants, modernes et esthétiques (patio lumineux, bureaux, espaces de coworking, salles de réunion) qui tous, ont été conçus avec la volonté de favoriser les rencontres professionnelles génératrices de créativité et de valeur pour l’entreprise et de bien être au bureau, des espaces de convivialité (Patio, Café coworking, Restaurant, Bar, Roof top ) favorisant une vie sociale propice à un épanouissement personnel, des installations sportives (salle de fitness & couloir de nage) propices à leur santé et leur bien être, une crèche pour accueillir leur enfant sans avoir à courir pour le déposer ou aller le chercher et un parc de vélos à assistance électrique est à disposition des usagers pour faciliter les déplacements courts,  Agora fera rimer bureau avec lieu de vie ! ” ajoute Antony Perrino.

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Corse Net infos : “L’outil idéal pour les entreprises, “Empire Cowork” au service du développement économique”

Les méthodes de travail évoluent. Les entreprises et les besoins aussi. Deux jeunes ajacciens, Antony Perrino et Jean-René Santoni, ont trouvé la solution pour aller de l’avant et donner des ailes aux startups, auto-entrepreneurs, TPE et autres entreprises qui veulent avancer. L’ouverture d’un outil dédié au développement économique du territoire : Empire Cowork, situé au Pôle Suartello 2, est l’espace qui manquait dans notre ville, l’outil qui jusque là faisait défaut à nos jeunes entreprises, des installations ultra modernes. Antony Perrino et Jean-René Santoni nous en disent plus.

Echanger, transmettre, développer les réseaux et autres interconnections, voilà la nouveauté que nous proposent Antony Perrino et Jean-René Santoni qui entendent apporter la valeur ajoutée à ceux qui créent, innovent et veulent prospérer. La création de cet immense espace de travail n’est autre qu’un instrument moderne au service de l’homme moderne, qui génère les services indispensables au développement de leurs affaires. Il fallait y penser, oser et le faire. Un lieu de travail, convivial, professionnel dans toute l’acception du terme, un cadre où l’on se sent bien et surtout en mesure de répondre aux besoins spécifiques, temporaires ou permanents. Des bureaux isolés, une grande salle de réunion, un coin salon, le tout surmonté d’une grande cuisine judicieusement éclairée. Des conditions de travail idéales pour nos jeunes entrepreneurs qui veulent dynamiser leur activité tout en se retrouvant plongés dans un espace d’innovation où chacun vaque à ses occupations. 

Aider les jeunes Corses à entreprendre…
Antony Perrino estime que l’offre répond à toutes les étapes d’évolution de l’entreprise : 
«Nous faisons beaucoup de programmes immobiliers sur Ajaccio mais je pense qu’il faut travailler dans ce domaine, chercher des projets qui soient plus innovants. Faire du logement c’est bien, créer la richesse en créant de l’activité c’est mieux. Nous pensons que cela est une bonne chose en parallèle de nos activités, ceci pour éviter les travers d’une ville uniquement balnéaire. Pour cela nous avons créé ce projet, sorte de laboratoire un tantinet plus innovant qui s’adapte bien à la nouvelle donne de l’emploi. Aujourd’hui, le monde change et notre ville a besoin également de changer avec ce monde là. Donc, nous nous sommes inspirés de choses vues ailleurs, raison pour laquelle nous avons voulu créer ce laboratoire sur place pour imaginer ce que sera – en même temps que la municipalité l’imagine – l’Ajaccio 2030, les nouvelles méthodes de travail et de création d’entreprises. Ce concept s’adapte aux structures qui sont créées en Corse, des microstructures qui ont besoin de flexibilité, d’adaptabilité et de  rapidité. » 

En clair, créer un outil qui aujourd’hui s’avère indispensable ?
« Tout à fait cela. Ce concept est un outil indispensable parce qu’il y a des politiques publiques associatives qui sont mises en place pour aider les jeunes Corses à entreprendre et c’est une bonne chose. Nous pensions qu’il manquait un maillon à cette chaîne, un endroit pour pouvoir les accueillir, pour qu’ils puissent s’affirmer, que cet outil agisse comme un catalyseur d’énergie, qui crée de la valeur, de la richesse de l’engouement. Nous pensons nous, privés, avoir apporté le maillon aux instances publiques qui sont favorables au développement de l’entrepreneuriat en Corse. » répond Antony Perrino.

La structure vient de sortir de terre mais fonctionne déjà ?
Jean-René Santoni : « En effet, l’espace Empire Cowork est ouvert depuis un mois et très vite, il a répondu à un besoin. On s’aperçois que la demande est importante dans la mesure où nous avons déjà des locataires, des résidents, tous intéressés par les différentes formes que nous proposons. Des bureaux ouverts, individuels, des alcôves, des bureaux de réception, des grandes et petites salles de réunion, des espaces conférence. Nous avons effectivement un retour de marché et nous pourrons faire un premier bilan d’ici quelques mois. » 

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Corse Matin : “Le centre d’affaires Agora à Ajaccio, porté par Antony Perrino, sortira de terre en 2021”

Porté par le groupe Perrino, cet ensemble immobilier innovant, dédié à la vie des entreprises et de leurs salariés, sera implanté dans le quartier d’Aspretto. Il hébergera des bureaux et offrira de multiples services

Paris a sa Défense, Aiacciu aura son Agora. La première pierre du futur centre d’affaires, porté par le groupe Perrino, devrait être posée d’ici la fin de l’année, sur le site d’Aspretto. Après le développement commercial de la zone de Baleone, l’est ajaccien va connaître une nouvelle mue.

Deux bâtiments, abritant plusieurs milliers de mètres carrés de bureaux, domineront le golfe d’Aiacciu. Mais l’aspect innovant du projet repose sur le développement de plusieurs services, destinés à favoriser la vie des entreprises, de leurs dirigeants et de leurs salariés.

“Nous avons réfléchi, modestement, à une nouvelle conception de bureaux, inspirée de ce qui existe déjà ailleurs, décrit Antony Perrino, directeur général du groupe(et actionnaire de Corse Matin en tant que membre du consortium CM Holding).Mais nous avons tenu à garder une rationalité, de superficie et de prix, relative au contexte local. Agora sera un lieu de travail, mais aussi de vie et de plaisir” ajoute Antony Perrino.

Crèche, espace fitness, roof top, couloir de nage

La structure, inédite en Corse, hébergera trois catégories d’espaces, flexibles à la demande. Le premier, de 12 m², consacré aux micro-entreprises, un deuxième d’environ 100 m² accueillera les PME et enfin, les grosses sociétés installées sur l’île pourront bénéficier de plateaux de 500 m², bruts ou aménagés, selon le choix des clients, par le cabinet d’architectes Giusti-Versini.

Une aire de coworking viendra compléter l’offre immobilière d’entreprise. Mais l’originalité du projet réside dans l’implantation de services au coeur même du centre d’affaires relève Antony Perrino. Agora sera doté d’une crèche, d’une salle de fitness, d’un couloir de nage de 25 mètres, d’un salon de thé au rez-de-chaussée et d’un restaurant installé sur le toit, avec vue imprenable sur le golfe.

“Nous, promoteurs, avons une responsabilité dans le développement économique de notre île,poursuit Antony Perrino. On ne peut plus se contenter d’aligner des kilomètres de logements sans chercher à attirer de nouveaux acteurs économiques. Ce concept a été pensé dans cet objectif”.

La gestion des espaces commerciaux du centre d’affaires sera confiée à des partenaires locaux spécialisés dans les secteurs d’activité proposés a précisé Antony Perrino.

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Paroles de Corse : “Antony Perrino, Entrepreneur Responsable”

Il fait partie de ces gens dont on parle en Corse, dont le nom est connu mais dont on sait finalement peu de chose. La communication personnelle ce n’est pas son truc. Ses réalisations parlent pour lui, dans les journaux, sur les façades d’immeubles ou sur internet.

Perrino c’est une signature, une marque de qualité dans l’immobilier de Corse-du-Sud. Son sérieux et sa boulimie de travail lui permettent d’être reconnu par tous les professionnels du secteur. Mais sa jeunesse et son naturel surprennent quand on connait ses responsabilités et la dimension de son entreprise. Il a beau être chaleureux et plaisanter librement, il ne se livre pas facilement. Une perte de temps sans doute entre dix coups de fil et de messages professionnels ou familiaux sur son Iphone. Mais aussi  une discrétion  voulue qui s’accompagne d’une réelle simplicité. Toujours être direct, aller à l’essentiel,  dès son arrivée quelque part on sent  déjà qu’il repartira aussi rapidement, en moto en auto ou en hélico, pour une  réunion avec ses collaborateurs, des banquiers, des architectes, des sous traitants, des administrations, des élus. Ici une négociation de contrat, là une visite de chantier à Ajaccio ou à Bonifacio avec un don d’ubiquité surprenant. Une question d’organisation et d’efficacité pour cet amoureux de vitesse, le plus important de toute façon étant  de retrouver sa famille qui est son véritable refuge, sa femme, ses deux jeunes enfants à qui il ne faut surtout pas manquer. Il est dans le faire et non dans le paraître. Culture et tradition familiale obligent. Il fait partie de ces familles d’entrepreneurs qui en trois générations ont su bâtir des groupes familiaux solides. Le grand-père crée l’entreprise, le père consolide et le petit fils développe avec des méthodes modernes de gestion et de management.

Antony Perrino : Ne l’appelez pas l’héritier

Mais pour lui pas question d’être considéré seulement comme un héritier. Il a créé sa propre entreprise avant de prendre les rênes du groupe familiale, un pari risqué même si la famille a aidé. Son  grand père a fondé l’entreprise après guerre. Il était charpentier dans une menuiserie dont il désirait devenir associé. Suite à un refus il s’est lancé tout seul dans la construction en créant l’Entreprise de bâtiment et de travaux publics Perrino. Elle  évoluera vers la promotion immobilière avec le soutien de la banque Populaire, banque historique du groupe. Son père François Perrino a pris la suite logique en développant le groupe. Il accède à la présidence de la Fédération  départementale du BTP, où il est très écouté. Et fut  vice-président de la CCI d’Ajaccio. Antony Perrino lui  fait partie de ces entrepreneurs pour qui rien ne semble impossible ou compliqué. Seules des solutions existent. Il aurait pu s’investir dans dix mille projets, dans d’autres secteurs d’activités, sans doute avec la même réussite, ici ou ailleurs. Mais il a suivi  l’itinéraire normal d’un gosse de la bourgeoisie ajaccienne. Né le 15 décembre 1979 à Ajaccio à la Clinique Comiti. Etudes au Collège et Lycée Fesch. A 17 ans passe le bac S mention assez bien, « en math c’est juste ou c’est faux ». Et puis Sciences éco à Aix, avec du temps passé au Mistral comme beaucoup de jeunes étudiants insulaires de sa génération. Master Eco, DESS gestion de patrimoine complètent le parcours.  Stage dans une banque privée italienne, la San Paolo et puis banquier gestionnaire de fortune pendant deux ans à Paris et à Nice.

Le temps du bâtisseur 

Retour en Corse où il intègre la société familiale. A 24 ans il monte sa propre boite de promotion. En 2004, premier lotissement sur le continent. Il a trouvé sa voie, entre tradition familiale et capacité moderne de gestion. Premier lotissement de quinze lots en Corse à Agosta Plage. Dix années plus tard il a dépassé son grand-père avec  plus de  mille  logements construits, sans compter les programmes en cours et les milliers de mètres carrés de locaux commerciaux. Antony Perrino est devenu quelqu’un qui compte et qui sait compter. Son secret, c’est sans doute d’avoir une machine à calculer dans la tête. En  quelques secondes il évalue, il calcule, il compare, il décide. Rien n’est laissé au hasard. Il sait tout de la rentabilité d’un projet. Il connait tout des prix, du mètre carré, d’une cuisine équipée, des matériaux,  d’un crédit, des aides dont les acheteurs ont droit, des normes, des marges de chacun pour que tout le monde s’y retrouve. Pour lui le promoteur c’est celui qui prend le risque, c’est un métier. Ca ne s’improvise pas. Il faut garantir la bonne fin des travaux, les délais, les prix. Mais aussi  se préoccuper de garantie décennale et que les impératifs de sécurité soient respectés. Comme disait son père « un immeuble doit résister à l’épreuve du temps.Antony Perrino privilégie une  vision responsable tenant compte des acteurs économiques qui existent et du savoir faire de chacun. Car  l’important c’est de rester à sa place, dans son cœur de métier afin de ne pas fragiliser l’économie insulaire. Un promoteur peut maitriser toute  la chaine de la construction à la commercialisation dans une vision intégré et verticale. Ou bien  travailler de manière horizontale, en faisant appel à la sous-traitance, à tous les corps de métiers, aux autres acteurs  privés, à l’économie locale et aux agents immobilier pour la commercialisation.

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Corse Matin : Antony Perrino : “Nous voulons être la vitrine d’une Corse dynamique”

La nouvelle a été rendue publique hier : le consortium Corsica Maritima est désormais présent à hauteur de 35 % au capital de Corse Presse, la société propriétaire de Corse-Matin. Dans la foulée de cette prise de participation, les actionnaires ont confié la direction de l’entreprise à Antony Perrino. Ce promoteur immobilier de trente-huit ans, membre du consortium, lève le voile sur les défis que le titre doit aujourd’hui relever et les projets du nouvel actionnaire pour l’aider à y parvenir.

Dans quelle situation trouvez-vous Corse-Matin au moment où vous en prenez les rennes ?

Antony Perrino : Nous avons f ait réaliser un audit par un cabinet spécialisé et cela nous a permis d’identifier tous les éléments qui intéressent la pérennité du journal. Nous avons trouvé une situation économique qui est, sur le papier, proche de l’équilibre, avec des prévisions de bénéfices pour 2018. La publicité se porte plutôt bien. La rédaction compte de très bons éléments – même si je crois qu’il y a un travail à faire pour retrouver un certain liant. La distribution, elle, est un métier aujourd’hui en pleine évolution avec un développement du numérique et une diminution de la diffusion du papier. Nous devons nous y adapter tout en restant attachés au journal papier qui, en Corse, conserve une grande importance.

Quels projets avez-vous pour le journal en termes de ligne éditoriale ?

Antony Perrino : Je crois que les journalistes ne se rendent pas bien compte de l’importance de la marque Corse-Matin pour les Corses. Le titre a une histoire qu’il nous faut respecter mais nous devons aussi préparer son avenir. Et cet avenir se jouera à la fois dans le numérique et dans le papier. Pour cela nous allons recruter un directeur-général en charge de l’aspect purement gestionnaire et un directeur de la rédaction qui s’occupera de dynamiser les journalistes. Notre idée, c’est de réorganiser la présentation du journal tout en conservant sa dimension locale et le découpage du territoire en microrégions. Quant au contenu du titre, nous pensons qu’il est nécessaire de proposer plus d’articles de fond, en publiant des enquêtes et en créant des rubriques consacrées à l’économie, au développement durable, à la culture…

Garantissez-vous que les journalistes travailleront librement?

Antony Perrino : La meilleure garantie en la matière, c’est le temps. Le temps montrera la bonne volonté des actionnaires de ce point de vue. Il y a des titres dans la presse nationale qui sont détenus par des grands groupes capitalistiques sans que ce soit un problème. Je ne vois pas pourquoi ce serait un problème pour nous. Nous sommes là pour accompagner le journal, pour le rendre plus positif, aussi. Nous voulons qu’il soit la vitrine d’une Corse dynamique sans jamais se mettre d’oeillères lorsqu’il s’agit de traiter les sujets graves ou les sujets politiques.

En ce qui concerne la distribution, va-t-il y avoir des changements ?

Antony Perrino : C’est là que se situe la vraie valeur ajoutée que nous pouvons apporter. Nous pensons qu’il faut regarder la réalité en face : le portage et la distribution, tels qu’ils ont existé, sont des métiers en voie d’extinction. Notre objectif c’est de trouver des leviers de croissance pour permettre au personnel de la structure de distribution de continuer à travailler. On ne distribuera plus le journal comme par le passé, c’est sûr. Mais en raison de la spécificité géographique insulaire, il faut que Corse-Matin continue d’être présent et distribué partout. Nous avons des pistes : des abonnements numériques pour certaines zones ; utiliser notre structure pour distribuer également autre chose que des journaux… Nous envisageons encore différentes options mais il y aura un réel changement dans l’année à venir.

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